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Rencontre avec nos stars préférées



Jennifer Love Hewitt

Ghost Whisperer


"Nous donnons chaque semaine la sensation d’avoir la possibilité de s’exprimer une dernière fois avec ceux qu’on aime ou qu’on a blessés."


Propos Walt Disney Studios Home Entertainment - traduction Laurent De Groof.





Jennifer Love Hewitt et David Conrad.

Si Jennifer Love Hewitt n’est certainement pas une inconnue du petit écran puisqu’elle a été découverte grâce à la série dramatique La Vie A Cinq et sa spin off Sarah, elle a fait sensation grâce au slasher Souviens-toi... L’Eté Dernier et sa suite. Danseuse et chanteuse depuis son plus jeune âge, Jennifer collectionne les talents avant de faire ses premiers pas à 13 ans devant les caméras dans Sister Act 2 où elle joue l’une des élèves de Whoopi Goldberg. Depuis, elle multiplie les apparitions et saute du petit au grand écran avec une aisance surprenante. On a pu la voir dernièrement dans Garfield, le Smoking avec Jackie Chan et elle s’apprête à doubler la voix d’une ado turbulente dans la série animée Angry Little Girls. David Conrad est un vrai enfant de la télé. Il apparaît au petit écran pour la première fois dans la série Relativity avant d’enchaîner un nombre incroyable de rôles secondaires. Fan de Buffy, il harcèle Joss Whedon afin de jouer l’ennemi juré de la chasseuse de vampire mais sans succès. Il persévère néanmoins dans le fantastique puisqu’il décroche alors un rôle de plusieurs épisodes dans Roswell avant de jouer dans Boston Public, dans Miss Match aux côtés d’Alicia Silverstone et dans Dr. House.

Cinemaniacs : Après vous être imposé dans la première saison comme actrice, vous vous êtes à présent lancée dans la production de Ghost Whisperer...

Jennifer Love Hewitt : Oui, c’est extraordinaire. Je dédie la plupart de mon temps à la production – même si j’ai déjà beaucoup à faire rien qu’en interprétant le rôle de Melinda. Mais c’est agréable parce que cela me donne l’impression de pouvoir protéger mon personnage et de prendre soin de lui. En tant que jeune femme de 27 ans à Hollywood, il est bon de savoir que des personnes sont prêtes à me faire confiance avec la casquette de productrice, de me donner l’opportunité de faire d’autres choses.

Cinemaniacs : Comment expliquez-vous cet intérêt du public pour le surnaturel ?

J. L. Hewitt : Je pense que tout le monde espère avoir une dernière conversation avec les personnes qu’il aime et qu’il a perdu, un ultime moment pour dire ces « dernières » paroles. Dans la plupart des cas, la mort est quelque chose de très soudain. Vous n’avez aucune idée de quand cela va arriver et vous restez sans voix à cet instant. Nous donnons ainsi chaque semaine la sensation d’avoir la possibilité de s’exprimer une dernière fois avec ceux qu’on aime ou qu’on a blessés. Ou, dans les cas les plus drôles pouvoir dire aux autres que la clé d’un coffre fort est cachée dans la poche de son manteau. (rires) Mais peu importe ce message final, nous offrons la possibilité de le transmettre et j’espère tout simplement que la série aide les gens à mieux vivre. Nous ne prétendons pas non plus que tout le monde doit avoir une dernière tâche à accomplir afin de rencontrer la mignonne Melinda Gordon. (rires) Mais tout le contraire. Ce n’est pas la peine de me rencontrer afin de terminer sa vie. Il faut dire je t’aime à ses proches de son vivant parce ce que c’est finalement un sentiment très éphémère.

David Conrad : Je pense que même si on ne croit pas aux fantômes, l’idée de pouvoir exprimer les derniers mots qu’on n’a jamais pu exprimer à un ami perdu ou à un être cher est très tentante. C’est intéressant de voir à l’écran qu’on peut remplir un vide, de donner le sentiment de deuil.

Cinemaniacs : Comment se situe votre personnage par rapport au don de Melinda ?

D. Conrad : Je pense que, depuis le début, Jim est un fervent admirateur du talent de sa femme. Et c’est la raison pour laquelle j’ai accepté le rôle. Cela n’a pas de sens à mes yeux que quelqu’un se marie sans être fasciné par l’unique capacité de l’autre. C’est invraisemblable d’épouser une star ou un peintre sans aimer son travail. Mais j’espère aussi que l’histoire nous réserve des moments où Jim soulèvera la question de lui demander pourquoi elle fait tout cela alors que cela la détruit.

Cinemaniacs : Croyez-vous aux fantômes ?

J. L. Hewitt : Pour être honnête, je n’en ai jamais vu, mais je crois que pour être capable de jouer un personnage comme Melinda jours après jours, il faut y croire un minimum. Elle est si passionnée par ce qu’elle fait, par son don. C’est sa nature, c’est le genre de femme qu’elle est. Il est difficile de croire en cela durant la journée et rentrer le soir à la maison sans se dire qu’il n’y a pas une quelconque énergie, esprit/fantôme qui nous entoure et que peut-être il faudrait en être un peu plus reconnaissant. Je pense que je deviens croyante avec le temps.

D. Conrad : Je ne crois pas aux fantômes de drap blanc qui vous abordent pour faire la causette. Je suis plutôt du genre à croire à une présence spirituelle plutôt qu’aux fantômes per se.

Cinemaniacs : N’avez-vous jamais ressenti un esprit à vos côtés ?

D. Conrad : J’ai honnêtement ressenti la présence d’un fantôme auprès de moi lorsque je travaillais sur une pièce de Shakespeare. C’était une personne qui avait déjà interprété mon rôle et qui semblait me donner des conseils. J’avais l’impression qu’il me disait ce que je devais faire et ne pas faire. Je me souviens avoir regardé l’actrice qui me donnait la réplique après la scène et lui avoir demandé ce qu’on venait de faire. J’étais abasourdi, comme si j’avais littéralement été possédé l’espace d’un instant.

Cinemaniacs : Est-il arrivé des choses étranges sur le tournage de la série ? La rumeur dit qu’on aurait filmé certaines choses qui n’étaient pas réellement présente devant la caméra...

D. Conrad : Certaines choses bizarres se sont produites. Il paraît qu’ils ont trouvé des morceaux de film dans la salle de montage. Il existe un plateau célèbre aux studios Universal où il paraît qu’on peut constater certains phénomènes. L’un des techniciens a prétendu y avoir entendu quelqu’un l’appeler par son nom et l’avoir attrapé par l’épaule. Et c’est l’un des plus costauds de l’équipe ! C’était assez étrange. Certains des plateaux de tournage sont supposés être hantés. Personnellement, je n’ai vu que des ratons laveurs. (rires)

Cinemaniacs : Comment voyez-vous l’évolution de Melinda dans les saisons avenir ?

J. L. Hewitt : J’ai beaucoup aimé la première saison parce que Melinda a su conserver son côté petite fille, son innocence. Mais je pense qu’elle va découvrir qu’il est de plus en plus difficile de vivre avec son talent. Elle apprendra que son boulot n’est pas aussi parfait et que cela deviendra de plus en plus intense. Il y a aussi ce méchant qui lui court après. Il tente de rallier les gens de son côté machiavélique. Elle essaie de libérer les âmes vers le bien. Mais je pense aussi que Melinda réalise aujourd’hui complètement ce que faire partie des gens blessés qu’elle aide réprésente. On lui rappelle constamment ce que ce ressentent les gens qu’elle protège. Elle est devenue plus sérieuse, j’essaie en tous les cas de lui donner plus de poids. Elle est beaucoup plus forte également. Elle n’est plus aussi effrayée.

Cinemaniacs : Qu’avez-vous appris sur vous-même durant le tournage de la série ?

J. L. Hewitt : J’ai toujours eu peur de la mort au point que cela m’empêche de profiter de la vie. J’ai constamment refusé de parler des 100 petites choses que j’aimerais faire avant d’avoir 80 ans et mourir. J’évitais vraiment tout cela simplement parce que j’étais terrifiée par l’idée de la mort, ce qui me retenait de vivre pleinement. La série m’a appris à vivre. La vie est formidable et exprimer ses 100 souhaits avant de rendre l’âme n’a rien de négatif. C’est constructif. Cela m’a permis de me surpasser, de dire ce que je ressens, de dire merci. Vous savez, la mort n’est pas si horrible. C’est très pénible pour les gens qu’on quitte. Mais pour les personnes qui partent, c’est comme un tampon sur un passeport. C’est comme si on avait pu marquer notre présence. Et certains se souviendront de nous, que ce soit 5 millions de gens ou 5 personnes. Ils se souviendront de ce qu’on a fait. Cette façon de voir peut vous aider à vivre plus positivement.

Cinemaniacs : A quels développements pouvons-nous nous attendre dans les prochains épisodes ?

J. L. Hewitt : Je pense que le développement viendra avant tout des personnages. Je ne crois pas qu’il y aura de grands tournants dans l’histoire. J’espère que pour l’intérêt de la série, le sujet restera centré sur le personnage de Melinda et ses rencontres avec les gens de l’au-delà. La qualité de la série vient avant tout des personnages qu’elle touche, des gens qui entrent et sortent de sa vie et qu’elle aide ou déçoit. La façon dont Delia et elle interagissent. Ce qui arrivera à Delia, les sentiments de son fils. Le développement de la série sera dans sa quête de l’esprit humain. La toile de fond restera toujours la même.