Recherche       

Sorties Ciné
Prochainement
DVD / Blu-Ray
Rencontres
Stars Gallery
L'année Cinéma
Bandes-annonces
Webcast
Cinéma - DVD - Séries Télé


Rencontre avec nos stars préférées



Paul McGillion

Stargate : Atlantis


"Ce fut un plaisir de revenir et d'assister à la campagne des fans pour faire revivre mon personnage."


Propos recueillis par Laurent De Groof © à l'occasion de FACTS 2008 (octobre 2008).

> Photos






Cinemaniacs : Comment a débuté votre aventure Stargate: Atlantis ?

Paul McGillion : Elle a commencé tout naturellement avec la lecture du pilote. Mon agent m'a averti qu'il y avait un nouveau personnage dans la série, le Dr Beckett, et que les producteurs désiraient lui donner un style plus international. Il fallait donc qu'il ait un accent assez prononcé. J'ai lu le scénario et j'ai trouvé amusant de lui offrir mon accent écossais. Mon agent a prévenu le directeur du casting que j'allais me présenter avec mon accent écossais mais il a directement dit non. Il a précisé que personne ne me comprendrait et que je devais prendre un accent anglais. Je n'étais pas d'accord avec cela. Je tenais beaucoup à mes origines. J'ai finalement lu la première scène avec mon accent écossais. Les producteurs étaient assez contents. On m'a demandé de lire la deuxième scène, puis la troisième. Et finalement, ils m'ont dit que c'était très bon et que je pouvais sortir. (rires) Quelques semaines plus tard, j'allais me rendre au Portugal pour la promo du film "See Grace Fly" mais mon agent m'a appelé pour me dire que je devais rester pour commencer Stargate: Atlantis. C'était le premier rôle attribué de la série. C'était fantastique ! Je devais jouer dans trois épisodes et je suis finalement resté pour 17 épisodes sur 20... Le reste c'est l'Histoire. (rires)

Cinemaniacs : Avez-vous ressenti une pression plus importante lorsque vous avez auditionné pour une série aussi connue que Stargate ?

P. McGillion : J'avais joué dans la série orginale, dans l’épisode “The Torment of Tantalus”. Mais ce n'est que bien plus tard que j'ai réalisé l'ampleur du phénomène Stargate. En tant qu'acteur, j'essaie de faire de mon mieux. Je ne veux pas me mettre trop de pression. On donne le meilleur de nous-même et on espère que cela portera ses fruits. J'ai eu la chance que les producteurs aient finalement choisi l'acteur avec l'accent écossais. (rires)

Cinemaniacs : La mort du Dr Beckett fut un vériatble choc pour les fans.

P. McGillion : (rires) La réponse des fans fut en effet très forte. J'ai été très surpris lorsque les producteurs ont décidé de faire bouger les choses en troisième saison. Mais c'est assez commun dans les séries d'aujourd'hui. Ce fut un plaisir de revenir et d'assister à la campagne des fans pour faire revivre mon personnage. C'est un rôle très amusant à jouer. J'étais très heureux de faire mon retour.

Cinemaniacs : Quel est votre meilleur souvenir de tournage ?

P. McGillion : Il y en a tellement... Le baiser de David Hewlett (ndlr : Dr Rodnay McKay) est un souvenir mémorable et … difficile. (rires) C’était affreux. Il a des lèvres comme du papier de verre. (rires) Il a vraiment mauvaise haleine. Il voulait répéter la scène une centaine de fois ! Aujourd’hui, il m’appelle encore tous les jours. (rires). Plus sérieusement, j'ai été marqué par mon premier grand épisode, Poisoning The Well. C'est à partir de cet épisode qu'on m'a proposé de rester dans la série. Le pilote fut très spécial parce que toute l'équipe avait le sentiment de faire du bon travail. Je me souviens de nombreux fous rires avec les autres comédiens dont Joe Flanigan, Rachel Luttrell, David Hewlett et Jason Momoa. C'est un casting excellent et je suis très fier d'en avoir fait partie.

Cinemaniacs : Est-il différent d'incarner son clone ?

P. McGillion : Non. Je n’imaginais pas comment mon personnage aurait pu revivre, surtout après avoir eu une tumeur explosive au cerveau ! (rires) Je trouve très intéressant de voir comment ils ont pu faire tenir toutes les pièces de l'histoire ensemble. Le scénario était très intelligent. C'est un clone mais c'est toujours le même homme spirituellement. On oublie rapidement qu'il s'agit d'un clone. Les critiques ont été excellentes. L'humanité du personnage remonte vite à la surface. Les scénaristes ont gardé l'intégrité du personnage. Il doit faire face à de nombreuses questions. Il ne sait pas dans quelles circonstances il est mort. Il ne sait pas que sa famille croit qu'il est mort. C'est très compliqué pour lui. Il ne savait même pas qu'il était un clone. En tant qu'acteur, c'est un plaisir de jouer un tel personnage. Cela a aussi permis aux fans de faire leurs derniers adieux à Carson. J'étais également content de retrouver toute l'équipe pour les cinq épisodes finaux. C'était comme revenir à la maison.

Cinemaniacs : Avez-vous une influence sur le scénario ?

P. McGillion : Parfois. Nous discutons de temps en temps des lignes à suivre. Mais nous connaissons bien les scénaristes et nous sommes certains qu'ils vont faire du bon boulot. Ils connaissent notre personnage et intègrent aussi notre personnalité, comme mon accent.

Cinemaniacs : Quel autre docteur aimeriez-vous interpréter à l’écran ?

P. McGillion : Je veux être le nouveau Dr Who ! J’adore la science-fiction. Ce serait un grand honneur que de faire partie de cette série culte. Torchwood n’est pas mal non plus.

Cinemaniacs : Nous regrettons que vous n'ayez pas eu le rôle de Scotty dans Star Trek.

P. McGillion : Moi aussi. (rires) Ce fut déjà un grand honneur d'avoir pu auditionner pour le rôle. Mais j'ai tout de même pu jouer dans le film. J'étais heureux d'avoir pu collaborer avec JJ. Je ne vais pas vous mentir, je pense que le personnage de Scotty m'aurait été comme un gant mais je suis content d'avoir fait partie de cette expérience. Simon Pegg est un acteur fantastique et il a fait des merveilles à l'écran. Je pense qu'il était temps de faire revivre la franchise.

Cinemaniacs : Quel genre de réalisateur est JJ Abrams ?

P. McGillion : Il est génial. C'est quelqu'un qui a les pieds sur terre. Il est extraordinaire avec les gens et je pense que c'est ce qui fait son succès. Il est incroyable ! Il sait ce qu'il fait. C'est très rafraîchissant de rencontrer quelqu'un d'aussi humble après tout ce qu'il a déjà accompli. C'est quelqu'un de bien qui vous permet de vous dépasser et avec qui vous avez envie de retravailler. Il est cool.

Cinemaniacs : La science-fiction a pris beaucoup de place dans votre carrière (X-Files, Sliders, Stargate,...).

P. McGillion : J'ai adoré les premiers épisodes de Star Trek. Je suis un grand fan. Je suis issu d'une grande famille et on regardait les épisodes religieusement. Je n'avais jamais envisagé faire partie de Stargate mais cela m'a plutôt bien réussi. Il y a beaucoup de séries qui se tournent à Vancouver. Il est donc assez facile de passer de l'une à l'autre.

Cinemaniacs : Vous êtes le sixième enfant d'une famille qui en compte sept. En êtes-vous le seul acteur ?

P. McGillion : Oui. Ma mère m'a toujours dit que j'étais fait pour devenir comédien. (rires) Nous sommes six garçons et une fille. Il y a beaucoup de diversité dans ma famille et c'est très sain. Ils me rappellent ma place afin que je n'attrape pas la grosse tête. (rires)

Cinemaniacs : Quels sont vos projets ?

P. McGillion : Je dois tourner plusieurs pilotes à Los Angeles. Je suis en pré-production d'un film indépendant pour un copain. J'auditionne beaucoup.

Cinemaniacs : Que pouvez-vous nous dire de Stargate Universe ?

P. McGillion : C'est un tout nouveau casting. Je n'en fais pas partie mais je pense que la production doit malgré tout prévoir quelques cross-over après avoir établi les nouveaux personnages et l’univers. Les producteurs voudront montrer des visages familiers de temps en temps. La pré-production du film Stargate: Atlantis (Extinction) a débuté. On m'a demandé de jouer dedans. Ce sera très chouette de retrouver tout le monde. Les fans de Stargate ont été super avec moi et je les remercie.

Cinemaniacs : Et Sancturary ?

P. McGillion : J’ai joué dans l’épisode pilote. C’était très agréable de retrouver Martin Wood et Damian Kindler, réalisateurs et scénaristes sur Atlantis. La série est entièrement tournée en CGI sur fond vert. C’était assez intéressant de jouer toute une journée face à un mur. (rires) Amanda Tapping interprète le personnage principal. Les premières réactions ont été très favorables. Ce fut une expérience très enrichissante !